Red Wolf de Liza Marklund

Red Wolf, de la Suédoise Liza Marklund, a été publié en 2003 sous le titre Den röda vargen. Ce roman est le cinquième d’une série ayant pour personnage principal la journaliste Annika Bengtzon qu’on trouve ici affectée aux actualités et aux dossiers judiciaires dans un important tabloïd de Stockholm, le Evening Post en version anglaise de l’ouvrage. Mariée, mère de deux enfants, Annika a peine à concilier travail et famille. Quelques mois auparavant, elle a été prise en otage par un tueur en série (son roman précédent, The Bomber), avait passé la nuit à discuter avec lui, et après un dénouement spectaculaire, avait été le centre d’attention de tous les médias nationaux et internationaux. Ça n’allait pas nuire, loin de là, à la popularité du Post qui, après lui avoir accordé quelques mois de congé pour se remettre de son expérience, lui permet de travailler en autonome, de choisir ses dossiers et ses sujets.

Elle décide de s’intéresser à un attentat terroriste perpétré il y a une trentaine d’années sur une base de l’aviation suédoise située à Luleå dans le « Grand nord » du pays et sur lequel les autorités ont toujours été très avares de détails. D’ailleurs, personne n’a jamais été arrêté en relation avec l’attentat.

Au fil de ses recherches, elle découvre qu’un journaliste de Luleå, Benny Ekland, vient de publier une série d’articles sur le sujet dans le quotidien local. Il y a bon nombre d’éléments déjà connus dans ses articles, mais il apporte aussi des faits nouveaux, ce qui pique la curiosité d’Annika. Elle communique avec lui, prend rendez-vous, se rend à Luleå. Or, en arrivant sur place, elle téléphone au journal où travaille Ekland, mais on lui apprend qu’il est mort la veille, renversé par un véhicule. La police croit à un délit de fuite, mais il y a un témoin qu’on retrouve assassiné trois jours plus tard. D’autres assassinats suivent, la trame est complexe, mais peu à peu la journaliste trouve et assemble les multiples pièces du casse-tête. Elle ne l’aura cependant pas facile, car en plus elle est atteinte depuis sa prise en otage d’acouphènes, des « voix d’anges » dit-elle, et d’hyperventilation qui se manifestent évidemment aux pires moments.

L’expérience de journaliste de Liza Marklund aide certainement à décrire d’une manière crédible le milieu dans lequel son personnage évolue. Bien entendu Internet, Google et les cellulaires sont omniprésents. La critique sociale étant une caractéristique du polar scandinave, l’auteure ne se gêne pas non plus pour formuler au passage des commentaires sur la liberté d’expression, la propriété des médias, la presse à sensation, les techniques journalistiques. Elle aborde aussi les relations de couple. Son mari a une aventure qui pourrait compromettre leur union; sa meilleure amie Anne Snapphane, personnage récurrent de la série des Annika Bengtzon, hypocondriaque chronique, entretient une relation trouble avec son ex-mari.

C’est un roman solide au déroulement rapide, peu de temps morts. Contrairement à d’autres ouvrages de Liza Marklund, Red Wolf n’a (pas encore) été traduit du suédois au français. La lecture de la traduction en anglais est un peu laborieuse, car le texte manque de fluidité.

Liza Marklund est née en 1962 dans un petit village de Suède près du cercle polaire arctique. Tour à tour journaliste d’enquête pour les médias imprimés (comme son héroïne Annika Bengtzon), puis chef de rédaction dans des journaux et à la télévision. En plus d’écrire ses romans (13 millions d’exemplaires vendus en 30 langues) elle réalise des documentaires pour la télévision, notamment sur les enfants atteints du VIH/sida au Cambodge et en Russie, et est copropriétaire d’une importante maison d’édition suédoise, Piratförlaget. En 2004, en raison de son intérêt pour les questions des droits de la personne témoigné dans ses activités professionnelles, elle a été nommée ambassadrice du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

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