The Postcard Killers, de James Patterson et Liza Marklund

The Postcard Killers est un livre à quatre mains de James Patterson et Liza Marklund (dont je vous ai déjà parlé ici) qui ne manque pas d’étonner. Publié en français aux éditions Archipel sous le titre Bons baisers du tueur. Commençons par l’intrigue. En guise de prologue, les auteurs nous décrivent la rencontre de deux couples de touristes à Paris, au Louvre, un couple américain et l’autre britannique. Après un repas bien arrosé, la soirée se termine dans la chambre d’hôtel. Le couple britannique est drogué par l’homme l’américain, puis la femme les égorge sauvagement. Ils effacent toute empreinte pouvant témoigner de leur passage dans la chambre et quittent l’hôtel. Six mois auparavant, à Rome, la fille de Jacob Kanon et son mari ont subi le même sort. Devant l’incapacité de la police à trouver quelque indice sur l’identité du ou des tueurs, Kanon, enquêteur au service des homicides de la police de New York, s’était rendu sur place pour y mener sa propre enquête. Les polices européennes s’inquiètent parce que des meurtres semblables sont commis dans d’autres capitales d’Europe avec une régularité alarmante,

Outre le fait que toutes les victimes sont des couples en vacances, et qu’elles sont égorgées, les crimes présentent une autre similitude. Quelques jours avant qu’ils soient commis, un journaliste local affecté aux questions judiciaires reçoit une carte postale de cette ville. Une fois le meurtre commis, habituellement deux ou trois jours après, ce même journaliste reçoit une photo polaroid de la scène du crime et des victimes.

Stockholm. Dessie Larsson, recherchiste et collaboratrice occasionnelle au quotidien Aftonposten, reçoit une carte postale présentant toutes les similarités des autres cartes annonciatrices de crimes. Un meurtre est imminent. Kanon qui est alors à Berlin où a été commis le dernier crime de la série apprend de la police berlinoise que Dessie Larsson vient de recevoir une des cartes fatidiques et se rend immédiatement à Stockholm.

L’accueil est froid, en partie à cause du stress ressenti par Dessie après avoir reçu la carte postale. Pour ce qui est des policiers, ils n’aiment pas que des gens de l’extérieur se mêlent de leurs enquêtes. Le lendemain les corps sont découverts dans une chambre d’hôtel. Comme Kanon connaît à fond le modus operandi, il est d’ores et déjà en mesure d’éclairer les policiers et de leur économiser un temps précieux.

« Vous trouverez au moins une bouteille de champagne vide ici », dit-il à l’enquêteur principal sur la scène du crime. « Probablement du Moët et Chandon. Quatre verres, et dans deux verres des traces d’un médicament appelé cyclopentolate. Un relaxant musculaire utilisé lors d’examens oculaires pour dilater la pupille. » Les tueurs droguent donc les victimes. Puis sur la technique, le tueur les égorge lors qu’ils tombent inconscients. Le tueur est droitier et utilise un petit instrument tranchant. Il le fait par derrière, piquant d’abord la jugulaire gauche puis coupe la trachée-artère. Les corps sont ensuite placés dans d’étranges positions avant d’être photographiés. Cette connaissance des détails de l’ensemble de ces crimes vaut à Kanon d’être associé, sous certaines réserves, à l’enquête.

Pour sa part, une intuition de Dessie s’avère précieuse pour l’enquête en cours. Elle parvient à établir un lien entre la position inhabituelle des corps trouvés à Stockholm et un tableau exposé au Musée d’art moderne de la ville. En fait elle découvre que toutes les photos des horribles crimes évoquent des tableaux d’un musée de la ville où ils ont été commis.

Jacob Kanon et Dessie Larsson décident alors de travailler ensemble à résoudre l’énigme. Deux coups de feu seulement dans ce roman.

C’est un roman qui progresse à vive allure avec fort peu de temps morts. Méthode inusitée d’écriture, le livre comporte 140 chapitres sur 419 pages! Des phrases courtes, des paragraphes courts. D’après divers articles et entrevues que j’ai consultés, c’est James Patterson, qui avait lu tous les livres de Liza Marklund, qui a proposé à la suédoise d’écrire un roman à quatre mains. Marlund a rendu visite à Patterson qui habite en Floride où ils ont échangé sur de possibles scénarios. Par la suite, une bonne partie du travail s’est fait par courriel entre les deux auteurs. Si le style est plus marqué, il s’agit de l’empreinte de Patterson qui écrit souvent dans ce style succinct. On sait que Liza Marklund est une des auteures de polars les plus lues en Scandinavie, rappelons que James Patterson détient un record Guinness, celui de l’auteur ayant eu le plus de ses livres dans la liste des best-sellers du New York Times.

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