Quatre lectures solides de 2014

Sur la centaine de livres lus ou entamés au cours de 2014, en voici quatre qui sont sortis du lot. Le temps ne m’a pas permis d’en recenser d’autres dans ce blogue, je tenterai d’être plus assidu en 2015.

Radiant City : Des écorchés de la vie

Radiant-CityJe vous parlais en octobre dernier de l’excellent roman de la Montréalaise d’origine Lauren B. Davis publié en mai 2013, L’Alcoolique (The Empty Room) et je terminais sur une réflexion de l’auteure à propos de ses propres lectures, à savoir «Jai en moi un dilemme entre les auteurs astucieux et les auteurs compatissants. Sur le plan cérébral, j’aime bien les astucieux. Mais si on parle de livres qui m’habiteront pour le reste de ma vie, ce seront toujours des livres sur la compassion.»

The Radiant City publié en 2006 est un des premiers ouvrages de Lauren B. Davis et dont l’action se déroule à Paris. Matthew Bowles est un journaliste baroudeur qui couvre les points chauds de la planète, lire ici ces endroits où, ponctuellement, on meurt au gros et au détail. Les affectations se suivent. Liban, Rwanda, Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Iraq. Jusqu’au jour où il est à Hébron (Cisjordanie). Faisant fi du principe de non-intervention que s’imposent les journalistes, il s’interpose entre des soldats israéliens qui canardent la foule et un père qui tente de récupérer son enfant dans la rue. Il est grièvement blessé, atteint de plusieurs balles. La presse internationale s’empare de l’affaire et fait de lui un héros, un rôle qu’il refuse de jouer. (Suite de l’article)

Jalousie, quand tu nous tiens

Because She Loves MeMon dictionnaire me propose 48 épithètes pour qualifier ce puissant sentiment qu’est la jalousie (amoureuse, maladive, féroce, excessive, dévorante, etc.). On trouve souvent en littérature des récits de personnages jaloux, mais plus rarement des personnes qui font l’objet de la jalousie amoureuse d’une autre. C’est l’univers un peu tordu auquel nous convie Mark Edwards dans son thriller psychologique Because She Loves Me (Parce qu’elle m’aime) publié chez Amazon (Thomas & Mercer).

L’action se passe à Londres où Andrew Sumner, début trentaine, concepteur graphique pigiste, fait la rencontre inopinée de Charlotte Summers, elle aussi plus ou moins occasionnelle, mais dans le secteur de la santé. Ils font ce soir là une tournée des grands-ducs, puis se séparent sur un baiser et un échange de numéros de téléphones. Quatre jours passent sans que Charlie (c’est le surnom de Charlotte) se manifeste, au grand chagrin bien sûr d’Andrew. Il était pourtant certain que Charlie représentait la fin de ses déconvenues sentimentales, mais voila, plus de nouvelles jusqu’à ce que… (Suite de l’article)

La bombe à retardement de l’intimidation

maisonepicesOn entend souvent parler de l’intimidation et du harcèlement (bullying) auxquels sont soumis des jeunes vulnérables en milieu scolaire. Voici un roman suédois qui a pour thème central ce phénomène, La Maison en pain d’épices, de l’auteure Carin Gerhardsen initialement publié en 2008 sous le titre Pepparkakshuset puis traduit par Charlotte Drake et Céline Bellini et publié aux éditions Fleuve Noir.

Le récit s’amorce en octobre 1968 dans la petite ville industrielle de Katrineholm en Suède, dans une classe de primaire, où le jeune Thomas Karlson et sa copine Katarina sont les éternels souffre-douleurs des autres enfants, tant garçons que filles. Le jeune Thomas, orphelin de mère, ne réussit pas à obtenir la sympathie, à défaut de quoi, l’attention de son père qui a mal à assumer sa responsabilité, ou des autorités scolaires qui tournent l’œil. Les abus physiques à répétition, les injures et l’ostracisme lui dérobent sa confiance en lui, il n’est pas l’ombre des gamins de son âge. (Suite de l’article)

Cadres noirs de Pierre Lemaître

Cadres noirsOn est davantage habitués aux thrillers policiers ou d’espionnage, mais voici un thriller social français, Cadres noirs, par nul autre que le lauréat du Prix Goncourt 2013, Pierre Lemaître. Alain Delambre, 57 ans, a fait carrière dans la gestion des ressources humaines au sein d’une moyenne entreprise. Sauf qu’il y a quatre ans, à la faveur du rachat de l’entreprise qui l’emploie, et rationalisation structurelle oblige, on lui préfère un directeur des ressources humaines plus jeune. Habitué à gérer des embauches et des licenciements, des départs à la retraite et tout ce que comporte la gestion du personnel, c’est maintenant lui qui se retrouve au chômage.

Rien d’évident pour un chômeur dans la cinquantaine. Delambre est marié et père de deux filles maintenant adultes et autonomes. Il vit avec sa femme, Nicole, dans un appartement qu’ils ont presque fini de payer, petit, mais qui convient parfaitement à leurs besoins. Au début de cette « cessation d’emploi », le salaire de Nicole suffit, mais le couple s’impose des économies et adopte un mode de vie de plus en plus frugal. L’ancien cadre a du mal à s’adapter à ce nouveau mode de vie. Peu employable en raison de son âge, malgré son expérience et un parcours professionnel sans faute, il se résout à accepter de petits emplois à l’insu de sa famille. Après tout, on a sa fierté chez les Delambre. (Suite de l’article)

Bonne lecture…

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