Un traducteur encore plus averti

tradaverLa réputation de François Lavallée n’est plus à faire. Traducteur, réviseur, pédagogue et auteur qui nous a donné Le Traducteur averti s’apprête à lancer en novembre une version revue et enrichie de cet indispensable de la bibliothèque des langagiers sous le titre Le traducteur encore plus averti.

Jean Delisle, professeur émérite à l’Université d’Ottawa et auteur de La traduction raisonnée signe la préface du nouveau livre de Lavallée dont je vous propose ici un extrait.

« […] Concrètement, le traducteur doit se méfier des automatismes, des solutions de facilité, des « tics de traducteur », des formules passe-partout. […] S’il est facile de traduire, bien traduire l’est moins. Cette compétence, rarement innée, a son prix. On devient traducteur et, généralement, cela ne se fait pas sans effort. Ni sans aide.

C’est ici que l’ouvrage de François Lavallée se révèle utile, voire indispensable. Ce n’est pas l’œuvre d’un père Fouettard qui multiplie les interdits, les restrictions et les « dites, ne dites pas » culpabilisants. L’auteur ne se livre pas à une chasse aux sorcières lexicales et n’a rien d’un « curé aux oreilles écorchées » ni d’un « monomaniaque du français », qualificatifs dont les tenants du « néo-libéralisme linguistique » affublent ceux qui s’efforcent de parler et d’écrire une langue expurgée de ses anglicismes inutiles.

François Lavallée a une vision plus positive, plus constructive des choses. Au lieu de cataloguer les défauts d’une « mauvaise » traduction, il fait découvrir les qualités d’une traduction réussie, sans jamais adopter une posture dogmatique ni imposer un corset de règles ou de principes astreignants. Le pari est tenu.

En effet, l’auteur accompagne avec bienveillance celui qui veut améliorer sa maîtrise de la langue en lui prodiguant mille et un conseils tirés de son expérience et de celle de collègues de travail, et en l’orientant vers des pistes de solution insoupçonnées dans la forêt des possibilités. Il débusque des équivalences françaises dissimulées sous la frondaison des mots anglais et auxquelles le traducteur ne pense pas spontanément. Traduire signifie bien dire la même chose que le texte original, mais cela ne signifie pas pour autant dire les choses de la même façon. »

Si on attend avec impatience Le traducteur encore plus averti, on peut aussi suivre les billets de François Lavallée sur Twitter.

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Un commentaire pour Un traducteur encore plus averti

  1. Roger McKeon dit :

    François Lavallée a une conception exceptionnellement saine et intelligente du métier impossible qu’est la traduction.

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